Réponse rapide
Les États-Unis et la Chine ne sont pas dispensés : les entreprises qui y sont établies ont normalement besoin d'un représentant fiscal accrédité en France. Les entreprises établies dans l'UE ne sont jamais dans le champ, et 42 pays et territoires listés sont dispensés (article 289 A), dont le Royaume-Uni, la Norvège, le Japon et la Turquie. Toutes les autres ont besoin d'un représentant accrédité. Les demandes de remboursement obéissent à une règle différente, sans liste de pays.
Qui doit désigner un représentant fiscal TVA en France
L'obligation figure à l'article 289 A du Code général des impôts. Dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2025, le premier alinéa du I prévoit qu'une personne non établie dans l'Union européenne qui est redevable de la TVA française, ou qui doit accomplir des obligations déclaratives françaises, doit faire accréditer auprès du service des impôts un assujetti établi en France comme son représentant. Ce représentant accomplit les formalités et, lorsqu'il y a des opérations imposables, acquitte la taxe à la place de cette personne. À défaut de représentant accrédité, la TVA et, le cas échéant, les pénalités correspondantes sont dues par le destinataire de l'opération imposable, ce qui explique que les clients professionnels français s'intéressent à la réponse autant que leurs fournisseurs hors UE.
L'obligation est rédigée négativement, et cela compte pour la moitié des lecteurs de cette page. Elle ne vise que les personnes non établies dans l'Union européenne. Une entreprise établie dans un État membre de l'UE n'est donc dispensée de rien : la disposition ne l'atteint jamais. Pour les entreprises établies hors de l'UE, l'article 289 A, I précise ensuite que le premier alinéa ne s'applique pas dans deux cas, que l'article numérote 1° et 2° (le petit cercle est la façon dont le droit français numérote les sous-paragraphes d'un article, si bien que 1° et 2° désignent simplement les premier et deuxième sous-paragraphes de l'article 289 A, I, et cette page les cite ainsi tout du long). Le premier, au 1°, vise les personnes établies dans un État non membre de l'UE avec lequel la France dispose d'un instrument juridique relatif à l'assistance mutuelle ayant une portée similaire à celle de la directive 2010/24/UE sur le recouvrement des créances fiscales et du règlement (UE) n° 904/2010 sur la coopération administrative en matière de TVA, la liste de ces États étant fixée par arrêté du ministre chargé du budget. Le second, au 2°, ne regarde pas du tout le pays : il vise les personnes non établies dans l'UE qui réalisent uniquement des opérations mentionnées au I de l'article 277 A en suspension du paiement de la taxe, ou des livraisons de gaz naturel, d'électricité, de chaleur ou de froid pour lesquelles la taxe est due en France par l'acquéreur en application du 2 quinquies de l'article 283. La portée de cette seconde dispense est plus étroite qu'il n'y paraît : une entreprise établie en Chine ou aux États-Unis n'est hors du champ de l'obligation sur le seul fondement du 2° que si son activité française se compose de ces opérations précises et de rien d'autre, de sorte qu'une entreprise établie en Chine ou aux États-Unis qui réalise des livraisons imposables ordinaires en France a bien besoin d'un représentant fiscal accrédité, aucun de ces deux pays ne figurant sur la liste du 1°. Notre service de représentation fiscale pour les vendeurs hors UE expose ce qu'implique l'accréditation lorsqu'un représentant est effectivement requis.
Tout le reste dépend du lieu d'établissement de l'entreprise, c'est-à-dire du siège de son activité économique ou d'un établissement stable. Ce n'est ni le pays d'immatriculation de la société, ni la nationalité des associés, ni le pays qui a délivré un numéro de TVA existant. Tranchez ce point en premier, car il détermine laquelle des deux listes ci-dessous vous devez lire.
| Lieu d'établissement de l'entreprise | Représentant fiscal accrédité | Ce qui s'applique malgré tout |
|---|---|---|
| En France, par le siège de l'entreprise ou un établissement stable | Non requis | Immatriculation, facturation et dépôts de TVA française ordinaires, en tant qu'assujetti établi en France. |
| Dans un autre État membre de l'UE | Non requis, et pas davantage possible | Immatriculation et déclarations de TVA française partout où la TVA française est due, directement ou par l'intermédiaire d'un mandataire permanent. |
| Dans l'un des 42 pays et territoires listés | Non requis | La même voie d'immatriculation et de déclaration qu'une entreprise établie dans l'UE, avec la possibilité d'un mandataire permanent. Une demande de remboursement est une question distincte, traitée plus bas. |
| Partout ailleurs hors de l'Union européenne | Requis avant que l'immatriculation puisse être finalisée, sauf si la ligne suivante s'applique | Le représentant déclare et paie à votre place et répond de la taxe à vos côtés. La voie du mandataire permanent n'est pas ouverte à ce groupe. |
| Hors de l'UE, ne réalisant que les opérations visées à l'article 289 A, I, 2° | Non requis, quel que soit le pays d'établissement | Il reste à vérifier si une immatriculation française est nécessaire, et une seule opération hors du 2° fait réapparaître l'obligation. |
L'établissement s'entend du siège de votre activité économique ou d'un établissement stable, et non du pays où la société a été immatriculée ni de la nationalité de ses associés.
Le critère est l'établissement, pas la nationalité
Une société immatriculée dans le Delaware mais dirigée depuis Amsterdam est établie dans l'UE. Une société détenue par des Français mais entièrement dirigée depuis Dubaï ne l'est pas. Identifiez le siège de l'activité économique et tout établissement stable avant de consulter l'une ou l'autre liste.
Les entreprises établies dans l'UE ne sont jamais dans le champ
L'administration fiscale française énonce la position de l'UE en une seule phrase dans sa doctrine : seules les personnes non établies dans l'UE qui réalisent des opérations imposables en France, ou qui doivent accomplir des obligations déclaratives françaises, sont tenues de faire accréditer un représentant. Sa doctrine publiée sur les mandats et la représentation des assujettis non établis en France emploie le mot seules, puis va plus loin : un assujetti établi dans un autre État membre de l'UE et sans établissement en France n'a ni l'obligation ni la faculté de désigner un représentant fiscal en France. Ce n'est pas un choix que l'on peut acheter. La page publique d'immatriculation réunit les deux moitiés de la réponse en une seule ligne, en décrivant les entreprises qui évitent un représentant comme celles établies dans un autre État membre de l'UE, ou dans l'un des pays tiers listés.
Les 27 États membres sont tous hors du champ de l'obligation. Aucun seuil de chiffre d'affaires n'y est attaché, aucun délai d'attente, et aucun pouvoir d'appréciation de l'administration ne permet de l'appliquer malgré tout.
Une réserve, et nous la présentons comme une réserve plutôt que comme une réponse. La comparaison opérée par les règles de TVA se fait avec l'Union européenne telle qu'elle est définie pour les besoins de la TVA, et l'article 256-0 du Code général des impôts exclut plusieurs territoires de cette définition. La plupart d'entre eux sont des territoires d'États membres : Helgoland et Büsingen pour l'Allemagne, Ceuta, Melilla et les îles Canaries pour l'Espagne, les îles Åland pour la Finlande, le mont Athos pour la Grèce, et Livigno, Campione d'Italia et les eaux italiennes du lac de Lugano pour l'Italie. Les îles Anglo-Normandes sont citées séparément dans la même énumération et ne sont rattachées à aucun État membre : ce sont des dépendances de la Couronne, elles ne font pas partie du Royaume-Uni, et depuis la sortie du Royaume-Uni de l'UE elles ne sont le territoire d'aucun État membre. L'article 256-0 rend le contraste explicite dans l'autre sens, en prévoyant que l'île de Man est considérée comme faisant partie du territoire du Royaume-Uni, et en ne disant rien de tel des îles Anglo-Normandes. Aucun de ces territoires ne figure non plus sur la liste des 42, et l'entrée Royaume-Uni de cette liste ne s'étend ni à Jersey ni à Guernesey. Aucune source publiée n'applique spécifiquement l'exclusion de l'article 256-0 à la règle de représentation fiscale, si bien que nous ne considérons pas comme tranchée la situation d'une entreprise établie dans l'un de ces territoires. Si c'est votre cas, interrogez-nous avant de vous immatriculer, et attendez-vous à une réponse motivée plutôt qu'à une réponse en un mot.
- Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre
- Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande
- France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie
- Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas
- Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie
- Suède, Tchéquie
Une page de l'administration fiscale n'affiche encore que 24 pays
Une page du site de l'administration fiscale française destinée aux entreprises établies hors de l'UE publie encore une version de la liste comportant 24 pays. Elle porte sa propre date, publiée le 21 septembre 2016 et modifiée le 3 mai 2017, si bien qu'elle est entièrement antérieure à l'arrêté du 16 février 2021 et omet les 18 entrées que cet arrêté a ajoutées. Parmi les entrées qui y manquent figurent le Royaume-Uni et la Turquie. Nous avons revérifié cette page le 1er août 2026 : elle était toujours en ligne et affichait toujours 24 pays.
La conséquence pratique est concrète plutôt que théorique. Une entreprise britannique ou turque qui lit cette page conclut qu'elle a besoin d'un représentant fiscal français, et soit en désigne un dont elle n'a pas besoin, soit renonce à une immatriculation directe à laquelle elle avait droit. Les conseils qui la lisent parviennent à la même conclusion erronée. La page en question est l'ancienne page de l'administration fiscale pour les entreprises hors UE, et elle doit être lue au regard de sa propre date. La liste que l'administration applique réellement est celle de sa page d'immatriculation à la TVA, qui correspond à l'arrêté consolidé et compte 42 entrées.
Un moyen rapide de dater une liste qu'on vous présente
Si une liste publiée ne fait pas apparaître le Royaume-Uni, elle est périmée. Le Royaume-Uni a été ajouté le 16 février 2021, en même temps que la Turquie et seize autres entrées, si bien que son absence date le document d'avant cet arrêté.
Ce que la dispense ne supprime pas
Figurer sur la liste supprime une seule obligation : celle de faire accréditer un représentant au titre de l'article 289 A. Elle ne supprime ni l'immatriculation à la TVA française, ni les déclarations, ni les échéances de paiement, ni les règles de facturation, ni la conservation des documents, et elle ne supprime pas le représentant pour le remboursement traité plus bas dans cette page. Une entreprise établie dans un pays dispensé qui réalise des opérations imposables en France s'immatricule auprès du service des impôts des entreprises étrangères, rattaché à la direction des non-résidents, et y dépose ses déclarations.
Pour les assujettis non établis en France gérés par ce service, la déclaration est due au plus tard le 19 du mois suivant la période. Manquer cette échéance parce que la dispense a été lue comme un allègement plus large est une erreur fréquente et évitable. Notre service de déclarations de TVA françaises couvre la préparation et le dépôt, et si vous voulez seulement confirmer que le numéro de TVA français d'un partenaire est valide, le vérificateur de numéro de TVA le fait en quelques secondes.
- Immatriculez-vous avant la première opération imposable, et non après la date à laquelle la première déclaration aurait été due.
- Conservez l'analyse de l'établissement dans vos dossiers. C'est le seul fait sur lequel repose la dispense liée au pays, et il peut changer lorsque les effectifs, l'entreposage ou les modalités contractuelles changent.
- Vérifiez que les opérations sont réellement imposables en France avant de conclure qu'une immatriculation française est nécessaire, et vérifiez l'article 289 A, I, 2° avant de conclure qu'un représentant l'est.
- Si vous supportez de la TVA française sans réaliser d'opérations situées en France, préparez la demande de remboursement comme un exercice distinct, avec son propre représentant au titre de l'article 242-0 Z octies.
- Si vous recourez à un mandataire permanent plutôt qu'à un représentant, conservez le document de mandat, car la situation au regard de la responsabilité en dépend, et vérifiez d'abord que votre pays d'établissement vous permet d'y recourir.
Les 42 pays et territoires hors de l'Union européenne
La liste est l'article 1er de l'arrêté du 15 mai 2013, tel que modifié par l'arrêté du 28 février 2017 et l'arrêté du 16 février 2021. Le texte consolidé sur Légifrance est en vigueur dans sa forme actuelle depuis le 27 février 2021 et comporte 42 entrées. L'administration fiscale française reproduit les mêmes 42 sur sa page d'immatriculation à la TVA. Une entreprise établie dans l'un d'eux s'immatricule à la TVA française sur le même pied qu'une entreprise établie dans l'UE, s'agissant de l'article 289 A.
Dix des 42 ne sont pas des États souverains au sens courant : Aruba, les îles Cook, Curaçao, les îles Féroé, la Polynésie française, le Groenland, Niue, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Sint Maarten. Ils vont de pays constitutifs du Royaume des Pays-Bas et de territoires autonomes danois à des collectivités d'outre-mer françaises et à des États en libre association avec la Nouvelle-Zélande. C'est pourquoi l'expression exacte est pays et territoires, et pourquoi les moitiés française et néerlandaise d'une même île des Caraïbes figurent comme deux entrées distinctes.
La raison pour laquelle la Norvège et l'Islande figurent sur la liste, et non la Suisse et le Liechtenstein, mérite d'être comprise, car elle ruine l'hypothèse erronée la plus répandue. L'article 289 A, I, 1° exige un instrument couvrant à la fois la coopération administrative en matière de TVA et l'assistance au recouvrement des créances fiscales. La France dispose d'une clause d'échange de renseignements avec la Suisse et avec le Liechtenstein, mais pas d'une clause d'assistance au recouvrement. L'appartenance à l'Espace économique européen n'est pas le critère, et ne l'a jamais été.
Le Royaume-Uni est nommé en toutes lettres dans l'arrêté, sous la forme Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, si bien qu'une entreprise établie en Irlande du Nord est couverte par l'entrée du pays, quoi qu'il en soit par ailleurs. Le préfixe de TVA XI et le protocole sur l'Irlande et l'Irlande du Nord modifient la manière dont les mouvements de biens sont qualifiés pour la TVA, en traitant l'Irlande du Nord comme faisant partie du territoire TVA de l'UE pour les biens, tandis que les services sont traités comme relevant d'un territoire tiers. Ils ne modifient pas la réponse en matière de représentation fiscale, qui est la même dans les deux cas.
| Pays ou territoire | Nom retenu par l'arrêté, et ce qu'il faut noter |
|---|---|
| Afrique du Sud | Afrique du Sud. Sur la liste depuis 2017. |
| Antigua-et-Barbuda | Antigua-et-Barbuda. Sur la liste depuis 2021. |
| Arménie | Arménie. Sur la liste depuis 2021. |
| Aruba | Aruba. Sur la liste depuis 2017. Pays constitutif du Royaume des Pays-Bas, listé en tant que tel. |
| Australie | Australie. Sur la liste depuis l'arrêté initial de 2013. |
| Azerbaïdjan | Azerbaïdjan. Sur la liste depuis l'arrêté initial de 2013. |
| Bosnie-Herzégovine | Bosnie-Herzégovine. Sur la liste depuis 2021. |
| Cap-Vert | Cap-Vert. Sur la liste depuis 2021. |
| Curaçao | Curaçao. Sur la liste depuis 2017. Pays constitutif du Royaume des Pays-Bas. |
| Dominique | Dominique. Sur la liste depuis 2021. À ne pas confondre avec la République dominicaine, qui n'est pas listée. |
| Équateur | Équateur. Sur la liste depuis 2021. |
| Géorgie | Géorgie. Sur la liste depuis l'arrêté initial de 2013. |
| Ghana | Ghana. Sur la liste depuis 2017. |
| Grenade | Grenade. Sur la liste depuis 2021. |
| Groenland | Groenland. Sur la liste depuis 2017. Territoire autonome danois situé hors du territoire TVA de l'UE. |
| Îles Cook | Îles Cook. Sur la liste depuis 2021. |
| Îles Féroé | Îles Féroé. Sur la liste depuis 2017. Territoire autonome danois, listé en tant que tel. |
| Inde | Inde. Sur la liste depuis l'arrêté initial de 2013. |
| Islande | Islande. Sur la liste depuis l'arrêté initial de 2013, en raison de l'instrument d'assistance mutuelle et non de l'appartenance à l'Espace économique européen. |
| Jamaïque | Jamaïque. Sur la liste depuis 2021. |
| Japon | Japon. Sur la liste depuis 2017. |
| Kenya | Kenya. Sur la liste depuis 2021. |
| Koweït | Koweït. Sur la liste depuis 2021. Le seul État du Golfe de la liste. |
| Macédoine du Nord | Macédoine du Nord. Sur la liste depuis 2021. |
| Maurice | Maurice. Sur la liste depuis 2017. |
| Mexique | Mexique. Sur la liste depuis l'arrêté initial de 2013. |
| Moldavie | Moldavie. Sur la liste depuis l'arrêté initial de 2013. |
| Nauru | Nauru. Sur la liste depuis 2021. |
| Niue | Niue. Sur la liste depuis 2021. |
| Norvège | Norvège. Sur la liste depuis l'arrêté initial de 2013, en raison de l'instrument d'assistance mutuelle et non de l'appartenance à l'Espace économique européen. |
| Nouvelle-Zélande | Nouvelle-Zélande. Sur la liste depuis 2017. |
| Pakistan | Pakistan. Sur la liste depuis 2021. |
| Polynésie française | Polynésie française. Sur la liste depuis 2017. Collectivité d'outre-mer française située hors du territoire TVA de l'UE. |
| République de Corée | République de Corée. Sur la liste depuis l'arrêté initial de 2013. |
| Royaume-Uni | Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord. Sur la liste depuis 2021, et nommé en toutes lettres, si bien que les entreprises d'Irlande du Nord sont couvertes. Les îles Anglo-Normandes ne font pas partie du Royaume-Uni et ne sont pas couvertes par cette entrée. |
| Saint-Barthélemy | Saint-Barthélemy. Sur la liste depuis l'arrêté initial de 2013. Collectivité d'outre-mer française située hors du territoire TVA de l'UE. |
| Saint-Martin, la collectivité française | Saint-Martin. Sur la liste depuis 2017. La partie nord, française, de l'île. |
| Sint Maarten | Sint Maarten. Sur la liste depuis 2017. La partie sud, néerlandaise, de la même île, listée séparément. |
| Tunisie | Tunisie. Sur la liste depuis 2017. |
| Turquie | Turquie. Sur la liste depuis 2021. Fréquemment absente des listes publiées plus anciennes. |
| Ukraine | Ukraine. Sur la liste depuis 2017. |
| Vanuatu | Vanuatu. Sur la liste depuis 2021. |
Ce sont les 42 entrées de l'article 1er consolidé de l'arrêté du 15 mai 2013, en vigueur depuis le 27 février 2021, vérifiées le 1er août 2026 au regard du texte consolidé de Légifrance et de la page d'immatriculation de l'administration fiscale française. Les dates de la deuxième colonne indiquent quel arrêté modificatif a introduit l'entrée, ce qui vous dit si une liste publiée plus ancienne peut être crue.
La dispense qui ne dépend pas de votre pays
L'article 289 A, I, 2° dispense des personnes définies par les opérations qu'elles réalisent plutôt que par le pays où elles sont établies. C'est la partie de la règle que la plupart des synthèses publiées laissent de côté, et c'est cette omission qui fait dire à un moteur de réponse que tout vendeur chinois ou américain a besoin d'un représentant.
La disposition vise une personne non établie dans l'UE qui réalise uniquement des opérations mentionnées au I de l'article 277 A en suspension du paiement de la TVA, ou uniquement des livraisons de gaz naturel, d'électricité, de chaleur ou de froid pour lesquelles la taxe est due en France par l'acquéreur en application du 2 quinquies de l'article 283. Le premier membre correspond aux régimes suspensifs douaniers et fiscaux. Le second est mentionné par souci d'exhaustivité, car il concerne rarement les vendeurs en ligne.
Le mot qui fait tout le travail est uniquement, tel qu'il figure dans le texte, et il gouverne le couple plutôt que chaque membre séparément. Une entreprise dont l'activité française se compose de ces deux types d'opérations, dans n'importe quelle combinaison, est couverte. Une seule opération en dehors d'eux et la dispense tombe pour l'ensemble de la situation, et pas seulement pour cette opération. La dispense s'applique quel que soit le pays d'établissement, y compris des pays très éloignés de la liste des 42.
Lus avec la liste de pays du 1°, ce sont les deux seules portes de sortie de l'article 289 A. Ce ne sont pas les seules obligations de représentation en matière de TVA française, ce qui fait l'objet de la section suivante.
Un représentant distinct pour les demandes de remboursement au titre de la 13e directive
L'article 289 A n'est pas la seule disposition de TVA française à exiger un représentant établi en France, et la liste des 42 ne voyage pas jusqu'à l'autre. Une entreprise établie hors de l'UE qui a supporté de la TVA française sans avoir réalisé de livraisons situées en France récupère cette TVA par la procédure de remboursement des articles 242-0 Z quater et suivants de l'annexe II au Code général des impôts, transposition française de la 13e directive. Les frais concernés sont les frais habituels : frais d'exposition et de salon, prestations liées aux conférences et aux événements, et factures de fournisseurs portant de la TVA française. Les exclusions françaises ordinaires s'appliquent toujours à la demande, et elles mordent plus fort que la plupart des demandeurs ne l'imaginent : la TVA sur l'hébergement fourni aux dirigeants et aux salariés du demandeur, sur les véhicules conçus pour le transport de personnes et sur les dépenses qui s'y rattachent, ainsi que sur les carburants, n'est pas remboursable par cette procédure.
L'article 242-0 Z octies de l'annexe II prévoit que les assujettis établis en dehors de l'Union européenne sont tenus de faire accréditer auprès du service des impôts un assujetti établi en France comme représentant, qui s'engage à accomplir les formalités et les obligations qui leur incombent, et que le représentant peut en outre être tenu de fournir une caution solvable qui s'engage solidairement à reverser les sommes indûment remboursées. Le texte de cette section de l'annexe II ne contient aucune liste de pays, aucun renvoi à l'arrêté du 15 mai 2013 et aucune dérogation. La doctrine sur cette procédure de l'administration fiscale reprend l'obligation sans exception liée au pays, laisse le choix du représentant ouvert à toute entreprise établie en France et immatriculée à la TVA, et exige du représentant un engagement écrit de reverser la TVA à la place du demandeur non établi dans l'UE si les conditions se révèlent non remplies.
Il existe une liste ministérielle dans cette procédure, et elle est couramment lue à tort comme une dispense. Elle n'en est pas une. Elle figure au premier alinéa de l'article 242-0 Z quater, elle nomme les pays et territoires qui n'accordent pas d'avantages comparables aux entreprises françaises, et son effet est d'exclure purement et simplement leurs entreprises du droit au remboursement français. La doctrine consigne qu'à ce jour aucun pays ni territoire n'y figure. Elle décide qui peut demander, et non qui peut demander sans représentant. Rien dans la procédure de remboursement ne dépend de l'arrêté du 15 mai 2013.
La conséquence pratique est précise. Une entreprise britannique, norvégienne, japonaise ou turque peut s'immatriculer directement à la TVA française et déposer ses propres déclarations sans représentant accrédité, et doit malgré tout en faire accréditer un dès qu'elle veut récupérer de la TVA française par la procédure de remboursement. Les deux voies sont largement, mais pas entièrement, distinctes. La procédure de remboursement n'est ouverte qu'à une entreprise qui n'a réalisé aucune livraison située en France au cours de la période, si bien qu'une entreprise immatriculée et déposant des déclarations françaises récupère normalement sa TVA d'amont par ces déclarations, et là, la dispense de l'article 289 A s'applique bien. L'exception mérite d'être connue, car c'est le seul cas où les deux s'appliquent en même temps : l'article 242-0 Z quater, II prévoit que, pour cette application, les opérations mentionnées au 2° de l'article 242-0 O ne sont pas considérées comme réalisées en France, et celles-ci comprennent les transports et prestations accessoires exonérés ainsi que les livraisons pour lesquelles la taxe est due par le client en autoliquidation. Une entreprise établie hors de l'UE dont les seules livraisons françaises sont autoliquidées peut donc être dans la procédure de remboursement et porter des obligations déclaratives françaises en même temps. Si vous figurez sur la liste des 42 et avez conclu que vous n'avez besoin de personne en France, la demande de remboursement est le cas à vérifier. Envoyez-nous les factures sur lesquelles vous cherchez à récupérer la TVA et nous vous dirons de quelle voie elles relèvent.
Cas courants qui ne sont pas dispensés
La liste de pays est fermée. Il n'y a pas de pouvoir d'appréciation résiduel, pas de raccourci bilatéral et aucune transposition possible depuis une convention d'impôt sur le revenu. Si le pays où votre entreprise est établie n'est pas dans l'UE et ne fait pas partie des 42, alors, à moins que l'entreprise ne réalise uniquement les opérations visées à l'article 289 A, I, 2°, un représentant fiscal accrédité établi en France est requis avant que l'immatriculation à la TVA française puisse être finalisée. Ce qu'implique cette accréditation, et ce que le représentant prend en charge à votre place, est exposé dans notre service de représentation fiscale pour les vendeurs hors UE. Voici les cas sur lesquels on nous interroge le plus souvent.
Un piège mérite d'être nommé. L'administration fiscale française publie une annexe distincte, BOI-ANNX-000508, qui recense les États avec lesquels la France dispose d'une clause d'échange de renseignements et, séparément, d'une clause d'assistance internationale au recouvrement, pour l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés, la TVA et d'autres impôts. C'est un inventaire général, et non une liste de dispense, et une clause d'assistance au recouvrement à elle seule ne suffit pas : la dispense du 1° exige les deux jambes. La Suisse et le Liechtenstein figurent dans cette annexe avec un oui dans les colonnes d'échange de renseignements et un non dans les colonnes d'assistance au recouvrement, et tous deux sont hors de la dispense de représentation fiscale. D'autres États y figurent avec une clause d'assistance au recouvrement pour les impôts sur le revenu et aucune pour la TVA, et ils en sont également exclus.
Si votre entreprise est établie dans l'un de ces pays, la question n'est plus de savoir si vous avez besoin d'un représentant accrédité mais qui l'assumera, et l'accréditation doit être en place avant que l'immatriculation à la TVA française puisse être finalisée. Nous agissons comme représentant fiscal accrédité en France. Indiquez-nous le pays depuis lequel l'entreprise est réellement dirigée, les opérations françaises concernées et tout numéro de TVA français existant, et nous confirmerons la voie d'immatriculation et ce que l'accréditation exigerait de vous.
- La Suisse ne figure pas sur la liste et n'y a jamais figuré. Une entreprise établie en Suisse et redevable de la TVA française doit désigner un représentant fiscal accrédité, sauf si son activité française se limite aux opérations visées au 2°. La convention fiscale entre la France et la Suisse est un instrument d'impôt sur le revenu et n'est d'aucun secours ici.
- Les États-Unis ne figurent pas sur la liste. Un vendeur établi aux États-Unis ayant des obligations ordinaires de TVA française a besoin d'un représentant, quel que soit son volume de ventes dans l'UE, et la voie du 2° ne lui est pas ouverte s'il réalise la moindre livraison imposable en dehors des régimes suspensifs.
- La Chine ne figure pas sur la liste, ce qui est le cas le plus fréquent parmi les vendeurs de marketplaces qui s'immatriculent en France.
- Hong Kong et Singapour ne figurent pas sur la liste, et ne sont couverts par aucun accord régional qui y changerait quelque chose.
- Le Canada ne figure pas sur la liste, malgré l'accord commercial entre l'UE et le Canada, qui ne traite pas de l'assistance au recouvrement en matière de TVA.
- Le Liechtenstein ne figure pas sur la liste, alors même que la Norvège et l'Islande y figurent. Supposer que l'Espace économique européen se déplace en bloc est ici une erreur coûteuse.
Deux vérifications, pas une
L'absence de la liste règle la question du pays, pas la question entière. Une entreprise hors de l'UE et hors des 42 échappe malgré tout à l'article 289 A si elle ne réalise que les opérations visées au 2°, et une entreprise figurant parmi les 42 doit malgré tout faire accréditer un représentant pour une demande de remboursement au titre de la 13e directive. Faites les deux vérifications avant de conclure.
Monaco n'est pas un pays tiers
Monaco revient assez souvent pour mériter sa propre réponse, et son absence de la liste des 42 tient à ce qu'il n'a pas besoin d'y figurer. L'article 7 de la directive 2006/112/CE prévoit que la Principauté de Monaco n'est pas considérée comme un pays tiers, et que les opérations effectuées en provenance ou à destination de Monaco sont traitées comme des opérations effectuées en provenance ou à destination de la France. La doctrine de territorialité de l'administration fiscale française dit la même chose, en rangeant Monaco parmi les territoires qui ne sont pas des territoires tiers, et consigne que les règles françaises de TVA y sont introduites par ordonnances princières.
Une entreprise établie à Monaco se trouve donc à l'intérieur du territoire où s'applique la TVA française, et la prémisse de l'article 289 A, à savoir que la personne n'est pas établie dans l'Union européenne, n'est pas remplie de manière ordinaire. Nous donnons cela comme un point de territorialité et non comme une réponse tranchée : aucune source française publiée ne traite frontalement de la représentation fiscale d'une entreprise établie à Monaco. Si c'est votre cas, interrogez-nous avant de présumer.
Albanie : deux textes officiels qui ne concordent pas
Il s'agit ici d'une véritable discordance entre deux sources officielles, et nous préférons l'exposer plutôt que de la laisser découvrir en cours d'immatriculation. L'arrêté du 28 février 2017, tel que publié au Journal officiel, ajoute l'Albanie à la liste. L'Albanie apparaît deux fois dans ce texte, une fois dans le dispositif de son article 1er, qui retire l'Argentine et ajoute quinze entrées dont l'Albanie, et une fois dans la notice qui accompagne l'arrêté, laquelle consigne les mêmes changements. La notice énumère ce que fait l'arrêté. Elle n'en explicite pas la conséquence pour les entreprises concernées.
La version consolidée de l'arrêté du 15 mai 2013 n'a jamais contenu l'Albanie. La version en vigueur depuis le 27 février 2021 comporte 42 entrées et l'Albanie n'en fait pas partie, et la page d'immatriculation de l'administration fiscale ne la mentionne pas davantage. La comparaison des entrées ajoutées et retirées par chaque arrêté modificatif avec le total consolidé laisse une entrée inexpliquée, ce qui est cohérent avec une omission lors de la consolidation plutôt qu'avec une suppression délibérée.
La situation pratique d'une entreprise établie en Albanie est donc que la dispense est défendable au regard du texte de l'arrêté de 2017 mais indisponible en pratique, parce que la liste consolidée est celle que le service des impôts applique. Préparez l'immatriculation en partant du principe qu'un représentant sera requis, et ne soulevez la discordance que s'il y a une raison de le faire.
Représentant fiscal, mandataire permanent, mandataire ponctuel
Ces rôles sont couramment confondus, y compris dans des offres commerciales, et les différences ne sont pas administratives. Un représentant fiscal accrédité au titre de l'article 289 A est un assujetti établi en France, accrédité par l'administration fiscale, qui s'engage à accomplir vos obligations et à acquitter la taxe à votre place. La responsabilité suit : le représentant répond de la TVA aux côtés de l'entreprise qu'il représente, ce qui explique que l'accréditation soit subordonnée à des conditions de moralité fiscale, de moyens administratifs et de solvabilité, ou à une garantie fixée au quart des obligations, au titre de l'article 289 A, IV.
Le mandataire est un dispositif différent, et il en existe deux. Le mandataire permanent figure à l'article 95, III de l'annexe III au Code général des impôts, et il n'est ouvert qu'à deux populations et à aucune autre : les assujettis établis dans un autre État membre de l'UE, et les personnes établies dans un État hors UE qui remplit les conditions de l'article 289 A, I, 1°, c'est-à-dire les 42. Les uns comme les autres peuvent désigner un mandataire permanent pour accomplir tout ou partie de leurs formalités et acquitter la taxe en leur nom, mais le mandataire agit sous la responsabilité exclusive de son mandant. La doctrine publiée de l'administration fiscale reprend les deux mêmes populations. Une entreprise figurant sur la liste des 42 peut donc être représentée en pratique sans acheter de responsabilité solidaire, ce qui est en général ce qu'elle veut réellement. Une entreprise établie hors de l'UE et hors des 42 ne le peut pas : pour elle, le représentant fiscal accrédité est la seule voie, et toute offre d'un dispositif plus léger doit être lue de près.
Le mandataire fiscal ponctuel est plus étroit encore. Dans un rescrit publié le 3 décembre 2025, l'administration fiscale française le décrit comme un mécanisme permettant aux assujettis établis dans un autre État membre de l'UE de désigner un mandataire, et le réserve aux assujettis qui réalisent uniquement des importations exonérées de TVA suivies d'une livraison intracommunautaire, et des sorties de régimes suspensifs douaniers ou fiscaux en dispense de taxe suivies d'une exportation, de certaines livraisons ou d'un transfert intracommunautaire. Il indique ensuite que les assujettis établis dans un pays tiers hors de l'UE, y compris ceux qui ont conclu avec la France une convention d'assistance au recouvrement des créances fiscales, ne sont pas admis à recourir à ce mécanisme. Cette exclusion couvre tous les pays de la liste des 42, et elle les écarte du dispositif pour lequel ils le voudraient le plus. Figurer sur la liste ne vous met pas sur le même pied qu'une entreprise établie dans l'UE pour cet usage. Le mandataire international de l'article 289 A bis ne comble pas non plus la lacune, car il ne couvre pas les importations suivies d'une livraison intracommunautaire, dispositif communément appelé régime douanier 42.
Deux dates comptent si vous démontez un dispositif ancien. La forme ponctuelle de représentation fiscale qui existait à l'article 289 A, III a été abrogée avec effet au 1er janvier 2025 par la loi de finances pour 2024, avec une tolérance administrative qui a couru jusqu'au 31 décembre 2025 et qui est désormais expirée. Si vous changez de prestataire plutôt que de partir de zéro, notre service de transfert de représentant fiscal français couvre la reprise et les formalités d'accréditation.
| Rôle | Qui supporte la responsabilité de la TVA | Qui peut y recourir |
|---|---|---|
| Représentant fiscal accrédité, article 289 A | Le représentant est redevable de la taxe à vos côtés et l'acquitte à votre place. | Obligatoire pour les entreprises établies hors de l'UE et hors des 42 pays et territoires listés, sauf si l'entreprise ne réalise que les opérations visées à l'article 289 A, I, 2°. |
| Mandataire permanent, article 95, III de l'annexe III | Vous restez redevable. Le mandataire agit sous votre responsabilité exclusive. | Les assujettis établis dans un autre État membre de l'UE, et les personnes établies dans l'un des 42 pays et territoires visés à l'article 289 A, I, 1°. Non ouvert aux autres entreprises établies hors de l'UE. |
| Mandataire fiscal ponctuel | Vous restez redevable. | Réservé par type d'opération, et ouvert aux seuls assujettis établis dans un autre État membre de l'UE. Expressément fermé aux assujettis établis hors de l'UE, y compris ceux de la liste des 42. |
| Représentant pour le remboursement, article 242-0 Z octies de l'annexe II | Le représentant s'engage par écrit à reverser la TVA indûment remboursée, et peut être tenu de fournir une caution solvable engagée solidairement avec lui. | Obligatoire pour toute entreprise établie hors de l'UE qui demande un remboursement de TVA française au titre de la procédure de la 13e directive, qu'elle soit dans un pays listé ou non. |
Une offre présentée comme de la représentation fiscale pour une entreprise dispensée est en général un mandat permanent. Cela peut être exactement ce que vous voulez, mais les deux ne sont ni tarifés, ni cadrés, ni risqués de la même manière, et aucun des deux n'est le représentant pour le remboursement.
Dernière vérification, et ce qui change au 1er septembre 2026
Cette page a été vérifiée le 1er août 2026 au regard du texte consolidé de l'arrêté du 15 mai 2013 en vigueur depuis le 27 février 2021, des deux arrêtés modificatifs du 28 février 2017 et du 16 février 2021, de l'article 289 A du Code général des impôts dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2025, de l'article 256-0 du même code, de l'article 95 de l'annexe III, des articles 242-0 Z quater et 242-0 Z octies de l'annexe II, de la page d'immatriculation à la TVA de l'administration fiscale française, et de sa doctrine publiée sur la représentation et les mandats, sur le service compétent et le délai de dépôt pour les assujettis non établis en France, sur les remboursements aux entreprises établies hors de l'Union européenne, et sur le territoire où s'applique la TVA. Des listes comme celle-ci changent par arrêté ministériel et sans préavis, alors traitez la date ci-dessus comme faisant partie de la réponse et revérifiez avant d'agir.
Un changement est déjà programmé, et ce n'est pas celui que l'on rapporte souvent. L'ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025, publiée au Journal officiel du 20 décembre 2025, recodifie les dispositions relatives à la TVA dans le Code des impositions sur les biens et services, et le livre II de ce code prend effet le 1er septembre 2026. Une ordonnance est un instrument différent des arrêtés qui fixent la liste de pays. Recodifier n'est pas abroger : la substance de la règle de représentation fiscale n'est pas modifiée, la liste des pays dispensés n'est pas retirée, et l'obligation n'est pas supprimée. La même ordonnance porte par ailleurs d'autres changements à ce code, en plus de la recodification, ce qui est une raison de plus de lire la nouvelle numérotation plutôt que de la présumer. Nous indiquerons ici les nouveaux numéros d'articles lorsqu'ils seront confirmés, plutôt que de les deviner dès maintenant.
Si vous voulez que la réponse soit appliquée à vos propres faits, indiquez-nous le pays depuis lequel l'entreprise est réellement dirigée, les opérations françaises concernées, si vous demandez le remboursement de TVA française, et tout numéro de TVA français existant. Nous agissons comme représentant fiscal accrédité en France, et nous vous dirons laquelle des obligations de représentation exposées sur cette page vous concerne, si l'une d'elles vous concerne.
Recodifier n'est pas abroger
Au 1er septembre 2026, les dispositions françaises de TVA rejoignent le Code des impositions sur les biens et services. Quiconque vous dit que la représentation fiscale française est supprimée a mal lu la réforme.
Official sources
Last reviewed 1 août 2026. Rules and operational procedures can change, so confirm the current position for your exact products and sales flows.
- Légifrance : arrêté consolidé du 15 mai 2013 fixant la liste des États hors UE disposant d'un instrument d'assistance mutuelle
- Légifrance : arrêté du 28 février 2017 modifiant l'arrêté du 15 mai 2013 (NOR ECFE1633938A)
- Légifrance : arrêté du 16 février 2021 modifiant l'arrêté du 15 mai 2013 (NOR CCPE2101603A)
- Légifrance : article 289 A du Code général des impôts, version en vigueur depuis le 1er janvier 2025
- Légifrance : article 256-0 du Code général des impôts, définition du territoire de l'UE pour la TVA
- Légifrance : article 95 de l'annexe III au Code général des impôts, mandataire permanent des assujettis non établis en France
- Légifrance : annexe II au Code général des impôts, articles 242-0 Z quater à 242-0 Z decies, remboursements de TVA aux assujettis établis hors de l'UE
- Légifrance : ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025 recodifiant la TVA dans le Code des impositions sur les biens et services
- DGFiP : s'immatriculer à la TVA en France, avec la liste des pays tiers dispensés
- BOFiP : représentant fiscal des assujettis non établis dans l'Union européenne (BOI-TVA-DECLA-20-30-40-10)
- BOFiP : assujettis non établis en France, mandat ponctuel et mandat permanent (BOI-TVA-DECLA-20-30-40-20)
- BOFiP : service compétent et délai de dépôt pour les assujettis non établis en France (BOI-TVA-DECLA-20-20-10-20)
- BOFiP : remboursement de la TVA supportée en France par un assujetti établi hors de l'Union européenne (BOI-TVA-DED-50-20-30-40)
- BOFiP : définition du territoire où s'applique la TVA, Monaco compris (BOI-TVA-CHAMP-20-10)
- BOFiP : rescrit du 3 décembre 2025 sur le mandat permanent, le mandat ponctuel et l'abrogation de la représentation fiscale ponctuelle (BOI-RES-TVA-000211)